FAQ, second part.

Quelle meuveilleuse initiative de ma compatriote que celle de vous proposer un FAQ aussi indispensable à notre équilibre mental.

Oui, toi aussi tu t’es déjà posé ces questions, et comme chez moi aussi ça fourmille, j’ai décidé de vous faire partager quelques interrogations made in Mélo.

C’est ti-par, comme on dit chez moi !

Pourquoi j’ai la flemme de faire des trucs qu’on me demande de faire ?

Pourquoi les pantalons blancs existent ?

Pourquoi y’en a au boulot qui sont payés à rien branler à part les mouches ?

Pourquoi je n’aime pas Strasbourg ?

Pourquoi je ne me remettrai jamais de mon année Erasmus ? et pourquoi j’y pense encore ?

Pourquoi je ne croise que ces consanguins dans le tram ?

Pourquoi la majorité des lycéens que je croise me donnent envie de m’arracher les ovaires à mains nues et de les manger avec une sauce au curry ?

Pourquoi la TV est devenue une boite à daubes ?

Pourquoi les gens sont-ils si cons ?

Pourquoi les petites connasses de 15 ans ayant des poubelles à la place de leurs bouches existent ?

Pourquoi les mecs à la salle de sport se sentent obligés de se balader avec un sentiment de supériorité qui n’est autre qu’au final qu’une blafarde envie de ‘montrer ses muscles de ouistitis’, bande de cons, vous n’avez donc rien compris (bon ok, c’était pas une question) (ou alors elle est super longue).

Pourquoi mon clic-clac est-il si peu confortable ?

Pourquoi mon réveil va-t-il sonner demain matin ?

Pourquoi je ne suis pas Gaga ?

Pourquoi ne puis-je pas booker un vol pour Belize du jour au lendemain sans me soucier d’être virer de ma banque ?

Pourquoi je vais tout le temps voir des films de merde au ciné’ ?

Pourquoi c’est si dur de chercher du travail ?

Pourquoi je n’arrive pas à trouver de Dunk Batman ?

Pourquoi j’ai deux mains gauches ?

Pourquoi le fait d’avoir choisi un BlackBerry plutôt qu’un iPhone a été l’une des plus grosses conneries de toute ma vie ?

Pourquoi la mode pour cet été c’est des couleurs flashy et pas belles ?

Pourquoi ma connexion ne fonctionne pas sur mon MacBook ?

Pourquoi les Belges ont autant la classe ?

Pourquoi j’ai écris cet article déjà ?

Et bien je ne sais pas, je ne sais plus.

Je vais quand même faire une parenthèse des plus sérieuses : je fais parti d’une association (oui ben, je ne suis pas obligée non plus de raconter toute ma vie.) qui s’occupe de récolter des fonds pour l’une des dernières résèrves d’amérindiens dans le dakota du sud, aux EU et notamment aux enfants sioux lakota, histoire d’améliorer leurs conditions de vie tout en faisant perdurer leurs traditions et leurs valeurs.

Je ne vais pas tout vous dire mais si vous voulez en savoir plus : http://pres06.kazeo.com/

Bref, tout ça pour vous faire tourner un petit lien, le concept est simple : vous écrivez en haut ‘Pine Ridge enfance solidarité’ et vous allez voir apparaître des pubs, en bas à droite au dessus du montant. Le but est de cliquer et de regarder la pub. Chaque pub visionnée permettra d’enrichir nos caisses de 5 centimes ! Ca ne vous coûte rien, juste un peu de votre temps et c’est pour la bonne cause ! Rappelez vous que vous aussi, vous avez un coeur, merde. (commentaire méga pathétique) Ok, c’est chiant car on ne peut pas faire autre chose en même temps et il faut se taper une minute de pub mais c’est un geste choupi alors s’il vous plaît, prenez le temps. Merci !

C’est par ici : http://www.mailforgood.com/

A présent, il est temps pour moi de retourner à mes recherches d’emploi,

Poutoux,

Bien à vous,

– Mélo  –

 

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La lettre aux pays des merveilles…

Écrire des lettres de motivation à la chaîne relève de mon quotidien en ces temps de crise. Un concept chiant un peu particulier qui découle d’une volonté personnelle et qui consiste à ‘essayer’ de convaincre l’auditoire des ressources humaines, que vous êtes clairement fait pour tel un tel stage ou poste. (En passant, parfois c’est tellement clair et transparent qu’on ne vous voit même pas mais bon, ça c’est la dure loi de la jungle, bienvenus dans la vrai vie.) Elle est généralement dactylographiée (je dis généralement car il y a toujours d’éternels et téméraires  rebelles qui continuent de les écrire à la main, une vraie passion), constituée de plusieurs paragraphes correspondant à décrire votre parcours, l’entreprise et surtout votre motivation.  Ça c’est la face A des choses.

Allons maintenant du côté B, celui des dessous et des entrailles de ladite lettre. Le côté obscur quoi. Celui qui est constitué de tout ce que vous rêveriez de leur dire, face à face, tous ces trucs qui vous facilitent le transit intestinal avec un flux très important et qu’au final, vous réprimez car les règles disent que ça serait complètement déplacé et obsolète de dire la vérité, la vraie.

Alors ce soir, je me lâche (ouais, j’suis un peu comme ça).

Pour les enfants (on ne sait jamais) : je pense dire beaucoup de gros mots, à ne pas redire chez soit parce que, c’est mal.

Monsieur Charles-Henri, responsable des ressources humaines,

(Là je dois techniquement décrire ma situation actuelle mais les dames et messieurs des RHs en ont marre des célèbres accroches universelles du style ‘Actuellement en…’ ou ‘fort d’une formation…’, il faut donc dès le début faire preuve d’une fausse originalité.)

 

   Votre entreprise figure parmi les sujets les plus discutés dans le monde du ou de la ***. Comme nous en entendons beaucoup parler, je me suis dit que vous deviez être une entreprise renommée et donc capable de m’offrir un avenir potentiel et pourquoi pas, un salaire décent. Ça c’est bien sûr à long terme, pour le moment je me contenterais de quémander un stage d’une durée de 6 mois (non figée) à temps plein d’exploitation, dans votre service de ***.

   Je n’ai pas envie de vous répéter que je suis étudiante ni de préciser d’une part, le niveau auquel je suis arrivée avec force, honneur et sudation et d’autre part, l’établissement universitaire dans lequel je suis inscrite (qui regroupe, soit dit en passant, pas mal de sodomites comme moi) pour la simple et bonne raison que vous devez avoir mon CV sous les yeux : tout y est marqué, faites vous donc plaisir à souhait et ne me faites pas écrire d’inutiles diatribes juste pour gâcher du papier. Si vous vous posez la question à cet instant précis, oui, j’ai un esprit qui tend à correspondre à la tendance actuelle qui est de surfer sur la vague écologiste parce que c’est vachement à la mode, ce qui rajoute un atout incontestable à ma candidature.

   Le prix auquel vous vendez vos produits conteste sûrement d’une certaine qualité, c’est pour cela que j’aimerais intégrer l’un de vos départements (oui, bon là il faut préciser) qui figure parmi les plus innovants et aussi parce que votre nouvelle pub à la TV, elle déchire. De plus, possédant plein de pôles partout à l’international, il serait parfait pour moi de partir pour une mission de quelques années aux frais de votre société, bien évidemment. Je deviendrai ainsi bilingue en anglais ce qui s’ajouterait à mes autres capacités linguistiques qui sont de maîtriser déjà d’autres langues, dont le français, qui n’est pas du luxe de nos jours, LOL. Sentez-vous mes chevilles gonflées ? C’est normal après tout, c’est ce que vous attendez, qu’on vous vende du rêve, donc profitez en. 

   Lors de mes précédentes expériences de stage, j’ai eu l’occasion de m’entraîner à toucher mon nez avec ma langue, de bailler aux corneilles ou encore de compter tous les petits carreaux du carrelage de la paillasse de travailler en équipe, de faire preuve d’organisation de folie dans mon projet et par conséquent de découvrir un univers dans lequel il fallait que je m’adapte, ce que j’ai su faire, par ailleurs avec brio. Étant réactive et volontaire, je souhaite mettre mes compétences et mon fabuleux (il ne faut pas en faire trop, quand même) esprit d’initiative au profit de votre équipe et donc de votre entreprise.

   Parallèlement et pour finir, je me permets de prétendre à une réponse positive de votre part car j’ai fait ici preuve d’une sincérité sans nom et sans limites. Ma logique n’ayant d’égale que ma mauvaise foi, il va s’en dire que si votre réponse est négative, ma vie ne s’arrêtera pas et j’irai faire exploiter mon génie ainsi que mon incroyable talent ailleurs. Par ailleurs, j’aimerais savoir combien de culs vais-je devoir encore lécher s’il est possible de convenir d’une date pour un entretien sous le bureau afin que je vous finisse de convaincre de ma motivation.

   Je vous prie d’agréer, Monsieur au prénom de merde, l’expression de mon check de paluche le plus sincère, ou pas.

 

-Mélo-, pour vous servir.

Mon Dieu, ce blog est génial.

Ah j’oubliais. Aujourd’hui est un grand jour :

–       J’ai fait des muffins aux carottes et c’est bon apparemment (oui car je mange rarement ce que je fait, c’est comme ça, névrose freudienne peut être).

–        J’ai cédé au premier jour de solde bien qu’ayant un compte en banque aussi désertique que le Sahara (pour la première fois de toute ma viiiiiiiie ! même si je n’ai acheté qu’une babiole, c’est quand même un événement à marquer).

–       J’ai été invitée dans le nouvel appart’ de mon Nigga Bitch pour festoyer et même si je n’ai pas pu y aller, ben ça fait quand même bien plaisir dans le fond du trou du cœur. Merci. 😉

Peace.

Un cadeau pas comme les autres…

À toi, homme intègre et intelligent, un enculé quoi, qui a jeté un sac de vomi dans mon jardin : va mourir, très fort, dans les flammes de l’enfer.

Là, vous vous dîtes : ‘Nigga, whaaaat, un sac à vomi ?’ et là je te réponds que non tu n’as pas oublié de mettre tes binocles et qu’effectivement une espère d’erreur génétique a jeté ses déjections intestinales (fraîchement expulsées et contenues dans un sac plastique, moche de surcroît, la classe)  dans mon jardin (d’Eden ? non, nul).

Inutile de décrire la scène, le sac ayant la résistance d’un mouchoir mouillé, je vous laisse imaginer le carnage : en gros, on aurait pu le suivre à la trace, so glam’ non ?

Bref, je sais que je vous donne faim, je vais donc arrêter.

Tout ça pour dire que je ne comprendrai jamais certains gestes, aussi peu adroits soient-ils.

Gloire à la connerie, les ignorants sont bénis.

À tout bientôt,

Peace,

-Mélo-