In the filmographie québécoise, we trust.

Désolée ami lecteur, j’ai failli passer à côté de mon post hebdomadaire. J’ai longtemps hésité sur le sujet de mon post, j’avais envie de parler de tout et de rien et à la fois, j’avais envie de vous faire part de quelque chose d’un tant soit peu innovant.

Tu l’auras compris, Mélo fait rarement dans l’original et a une côte de créativité proche du néant. Je vais donc vous parler de quelques films qui m’ont plu et que j’affectionne particulièrement autant par leur contenu que par leur contexte. Il a fallu faire des choix et nous avons décidé, mes étoiles dans les yeux et moi, de restreindre notre choix sur une sélection typiquement québécoise.

Quoi ? Cinéma ? Québec ? Tout de suite vous pensez à ‘doublage digne d’un film porno des années 70’. Ok, je vous l’accorde. Les versions québécoises sont rarement extatiques et sont dignes d’une peine de prison. Non, là je vous parle de films québécois, avec de vrais acteurs qui viennent tout droit du pays du caribou, avec l’accent, le seul, l’unique. Je vous vends de l’authentique moi, qu’est ce que vous croyez.

Ta ta taaaaaaaaaaaaa ! Je commence avec Les Invasions Barbares de Denys Arcand.

C’est le volet central d’une suite constituée de 3 films (je vous le dis directement comme ça, pas de chichis, les 3 valent vraiment le coup), incontestablement l’un de mes films préférés. Mon but n’étant pas de vous narrer bêtement le synopsis (ou la synopsis, je n’ai jamais su au final si c’était masculin ou féminin, dans ma tête ça se résume à me demander si le fait de devenir scribe s’avère être un bon choix, tu vois), je vais donc vous survolez l’histoire avec mes propres mots via mes propres yeux (logique).

Lui c’est Sébastien, joué par un Stéphane Rousseau impliqué et méconnaissable, il s’est établit à Londres où sa carrière est à son comble. De l’autre côté de l’océan, Rémy, son père. Professeur érudit se voyant contraint d’arrêter ses activités par la faute d’un cancer qu’on lui diagnostique. Eux deux, c’est du ‘je t’aime moi non plus’, victimes d’une relation père/fils ensevelit sous des quiproquos et des incompréhensions de toutes sortes, des reproches et des non dits, les voilà réunis face à une situation aussi délicate que pudique. Sébastien est rappelé par sa mère, pour qu’il rentre à Montréal, histoire de briser la glace avec son père. Lui hésite mais fini par le faire. A tout ça s’ajoute le magnifique tartare d’amis du père, tous aussi touchants, drôles et affectueux. Tous avec une histoire et une personnalité hors du commun. Tous réunis autour de leur ami, en gage de soutien. Saupoudrez tout ça de dialogues riches, d’anecdotes historiques, d’aphorismes savants et shakez avec de l’humour cochon : résultat explosif et même pas besoin de levure pour que ça monte ! C’est triste et drôle à la fois et plein d’esprit, la relation entre le père et son fils évolue l’espace du film et ce de manière originale. Chaque personnage a un rôle qui contribue à cette dernière, même implicitement. Je ne peux pas vous en dire plus, même si l’envie me dévore mais j’ai versé ma petite larme, et merde, je suis comme tout le monde. Et direct après le film, j’ai filé sur Wikipedia pour en savoir plus sur l’histoire du Québec et sa construction. Un film qui est prompt à la culture, c’est pas beau ça ?

Ensuite, mon esprit grand et magnanime me pousse à te parler de ‘L’Age des ténèbres’, encore de Denys Arcand.

Comme je l’ai dit précédemment, il fait parti du tryptique, c’est le dernier volet, sorti en 2007. Et il y a même Emma de Caunes et Diane Kruger lapoufiassetropbellequiparle5langueseasyfingersinthenose, c’est pas méga cool ? Mais si, mais si. C’est pour moi le plus drôle de la série. L’hilarité à son paroxysme, vraiment. Alors bien sûr, on est tous plus ou moins sensibles à un certain type d’humour mais moi j’ai été totalement conquise (je n’aime pas du tout ce mot, ça fait franco-bourgeois). L’histoire ? Un antihéros pas comme les autres et comme tout le monde au final, Jean-Marc Leblanc. Petit fonctionnaire d’un service administratif, homme totalement impuissant face au poids de la société, il mène une vie totalement morne et ennuyeuse. Il est totalement ignoré par les femmes qui l’entourent et se fait, disons le clairement, chier dans sa vie. Pour échapper à sa vie peu excitante, il va faire fonctionner son imaginaire et s’imaginer dans des situations cocasses et complètement loufoques, toutes droit venues d’une époque antérieure. Epoque où apparemment, il se sent libre d’exprimer ses émotions. C’est surplombé d’anachronisme et c’est poilant, regarde donc ça sur ton écran, ça fait du bien dans ton corps, parole de Mélo.

Juste une petite parenthèse, j’ai aussi vu ‘Le déclin de l’empire américain’ et il est pas mal, si j’ai épilogué sur les deux autres, c’est juste une question de préférence, n’y voyez là aucun mal, juste du favoritisme.

Enfin, je vais vous parler du sublimissime chef d’œuvre extra réussi de Denis Villeneuse, Incendies, paru sur nos écrans en 2009, pour notre plus grand plaisir. Une bombe qui va tout droit au cul cœur sans passer par la case départ. Le genre de truc qui te bousille les intestins tout en t’émerveillant car tu ne t’attendait pas du tout à la fin, ce qui est rare de nos jours, vous en conviendrez. Le genre de film qui te tient en haleine jusqu’à la fin, ranafout’ si tu ne respires plus, le but n’est pas là. Le genre de film devant lequel tu restes même lorsque la bande annonce est terminée. Celui qui te fait rendre compte que le cinéma en fait, c’est ça. C’est bouleversant et dramatique. Bref, une tuerie. Si tu ne l’as pas encore, mets le sur ta ‘to do list’, c’est impératif.

Je suis assez difficile question film et ma langue fourche toujours sur le ‘c’est une merde’ plutôt que le contraire mais là, vraiment, c’est un beau film et je pèse mes mots.

Voilà j’en ai fini avec mon roman, en cadeau un petit lien pour la Goulour, ça casse le mythe mais c’est drôle.

http://www.allocine.fr/video/emissions/faux-raccords/episode/?cmedia=19203263

Je vous souhaite à tous une bonne fin de WE si jamais vous faites le pont et pour tous les autres esclaves comme moi, bon courage pour la semaine qui vient !

Poutoux,

Amicalement,

– Mélo –

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I hope you had the time of your life.

Keep my little secret. It’s time to feel free.

L’heure est venue pour moi de poser mon arrière-train démesuré pour vous conter l’un de mes gros coup de coeur. Certains d’entre vous doivent déjà le connaître mais je suis dans l’obligation contrainte et forcée de vous faire partager ça, une initiative américaine dont je suis assez fanatique : PostSecret baby !

‘C’est quoi PostSecret ?’ Ok, laissez moi nourrir ton esprit d’ignare innocent et t’expliquer un peu ce que c’est. Le principe est simple, prendre une carte postale, la personnaliser et écrire dessus une pensée inavouée ou un secret dont vous seul êtes à connaissance.

Pourquoi ? Chacun y voit sa propre motivation mais ce qui est sûr c’est de voir qu’au fond, personne n’est seul. C’est dans cet élan philosophique que je te dis, là, tout de suite, que je pense que nous sommes tous liés par un infime lien, n’importe lequel, que ce soit une pensée, un avis, une expérience, un voyage, un moment ou autre. Non ce n’est pas cliché, et c’est encore loin d’être kitsch, c’est réaliste. Au final, nous finissons toujours par réagir à l’unisson en trouvant un terrain d’entente. Aussi caché soit-il. La preuve : en parcourant le site, au fil des cartes qui nous sont proposées il y a toujours un moment où nous nous reconnaissons. Même si t’es un ouf dans ta tête, un jeddaï et même si t’as déjà fait le tour du monde sur le dos de Mimi Mathy. Même combat. Je tiens juste à préciser que je ne vous force en rien et que je ne tiens pas à faire de ceci une propagande, ce n’est que le fruit de mon avis le plus sincère.

Elles nous font parfois rire, pleurer, avoir honte mais elles sont toutes livrées avec une affectivité et une histoire. Un vrai refuge jubilatoire qui soulage. Les cartes viennent des 4 coins du monde, les écritures aussi différentes qu’intéressantes et les secrets livrés avec une vertu timorée que seuls les plus sensibles d’entre vous pourront percevoir. Avis aux amateurs !

Je vous ai fait une petite compil’ de mes préférées sachant qu’il y a déjà des bouquins/recueils qui sont déjà sortis. Je les ais, bien évidemment et si vous voulez vous les procurer, j’ai bien peur qu’il faille vous les faire importer. Mais on s’en fou, right ?

Here we go :

Pour finir, je vous mets le lien de la petite histoire, autrement dit comment est né ce projet :

http://www.postsecretcommunity.com/news-faq/postsecret-story

Et encore plus encore, allez donc sur leur site tous les dimanches, c’est le jour du post, elles changent donc chaque semaine, pour vous ravir et servir. Enjoy !

Et encore plus plus encore, décidemment c’est Noël en avance ! Je profite de la notoriété grandissante de ce blog parfait, divin, irréprochable, magnifique, souverain, bref tropdelabombe pour faire de la pub (oui, encore) pour un compatriote de promo’ qui fait de la magie et pour l’avoir vu de mes propres yeux ronds et bleus, il est vraiment doué. Je vous mets en lien l’une de ces vidéos, sachant que vous en avez d’autres sur la droite. Enjoy² ! 😉

Par ici la magie :

Bécos,

–  Mélo  –

No time to stress.

Juste un petit article entre deux passages de balais pour vous dire que je ne vous oublie pas.

Cette semaine, j’ai eu 24 ans. Comme dirait mon acolyte espagnole ’24 putain d’piges mon frère’, bref, de quoi faire déprimer un veau. Relativisons, je pense que ceux qui vont vraiment faire mal, c’est les 25. Côté positif : plus le temps passe, plus ma soif de vivre grandit et me donne envie de déccrocher la lune et de kiffer, tout simplement.

Comme j’ai été plus que gâtée, les remerciements sont de rigueur :

Merci à tous ceux qui ont pensé à moi, en bien comme en mal.

Merci à mes parents et ma soeur, pour leur message et leur appel dès 7h du matin. Je vous aime, même si vous ne verrez probablement jamais ce message.

Merci à Olive, qui ne manque jamais au RDV, et ce depuis 24 ans ! 😉

Merci à tous les Nigga Biatch de la promo’ de s’en être souvenu de manière quasi christique : à Caro pour son dirty message, à Cocoline aussi loin soit elle, à mon Benmama pour sa jolie prose, à ma Lolo pour son appel, à Adeulineuh pour son message ivre :p, à mon petit Guinéa et aux autres.

Merci à Minooz, time is going on baby…24 fucking piges : unbelievable ! Et à notre prochain WE, je dis : vivement !

Un merci particulier à ma petite hirondelle : félicitations, cette fois c’était la bonne date ! 😀

A ma petite troupe d’amour montréalaise, de mes colocs’ d’amour à ceux qui ont attérit par hasard sur mon mur facebook et qui y ont vu la lumière de ma naissance. Un big up particulier à Manon pour sa carte, tout droit venue du froid, merci. 😀

A l’âme artistique de ce blog, tu l’auras reconnu, j’ai nommé la Goulour : pour que nous soyons toujours connectées, merci. 🙂

Merci à Delphine, petit être dynamique que j’ai eu la chance de rencontrer grâce au stage, merci pour ton invitation, vraiment !

A mes loulous de Sodoland, à Radane la biatch pour ses voeux, à Claire pour y avoir pensé et surtout à CC pour son cadeau aussi agréable qu’original, merci, merci, merci ! Always in da pocket…you know.. 😉

Enfin voilà, je ne sais plus comment vous le dire mais j’espère que vous aurez compris.

Histoire de faire redescendre les paillettes d’amour et de joie que je viens de lancer, j’ai commencé ma visite de l’Alsace. Rien à voir, je sais. Jolie région, vraiment. Je ferai péter quelques photos très prochainement lorsque j’aurai régler quelques trucs. Attendez donc ça gaiement et surtout, avec le sourir.

Je vous souhaite à tous, un bon dimanche et du courage pour la semaine quelque soit le verdict de la météo !

Et comme une fois n’est pas coûtume, un joli brin ce miouziiiiik tout pour vous, c’est gratuit, je vous rassure.

La bise,

– Mélo –

De l’autre côté.

Coup de cœur du jour, bonjour.

L’entreprise dans laquelle j’effectue mon stage participe au concours IRCOS de la BD. L’idée, c’est de découvrir en lisant une dizaine de BD et d’y mettre une note. En gros.

J’ai donc naïvement emprunté ‘De l’autre côté’ de Simon Schwartz, la couverture est jolie, un premier plan coloré qui surplombe un arrière plus sombre et triste, contraste saisissant alors pourquoi pas.

L’histoire est simple : un petit garçon nous raconte son enfance via l’histoire de ses parents, intellectuels, une vie entre un Berlin Est et un Berlin Ouest et des incompréhensions aussi bien enfantines que réelles. L’histoire d’un enfant qui ne comprend pas pourquoi ses parents veulent partir vers l’ouest. L’histoire d’un enfant qui ne comprend pas l’oppression d’un régime et la doctrine de la non liberté.  Toutes ces interrogations en parallèle du combat des parents qui sont victimes d’un vaste système d’intimidation, tout ça pour rejoindre l’autre côté.

Bref, l’histoire d’une vie. Ceux qui connaissent Berlin y retrouveront sûrement quelques souvenirs, sauf que là, c’est la vraie vie.

Niveau dessin, je ne m’y connait pas trop mais ce qui est fascinant c’est ce focus sur les yeux qui, dans le fond, parlent et valent bien plus qu’une bulle remplie.  En gros, une BD simple mais efficace, réserve et pudeur sont au RDV : à lire et vite !

Becos sur vos joues,

– Mélo –

Instant miouuuuusik.

Parlons peu, parlons muuuuusic !

N’est ce pas une journée idéale pour en parler ? Dans mon cas, si car en Alsace à moins d’aller à la messe le dimanche ou de se retrouver coincés dans d’interminables repas de famille dominicaux, il n’y a rien à faire. Non, ne cherche pas, quand je dis rien, c’est rien. Sauf aller au cinéma mais pour l’exotisme on repassera.

J’ai découvert il y a quelques temps un groupe qui, je pense, vaut le détour. C’est assez rare lorsque l’une de mes cages à miel reste focus le temps de quelques chansons car ça fatigue mais là, c’est une jolie découverte.  J’ai nommé THEESatisfaction, babe !

 

Ici, on mêle bribes de hip-hop et soul underground. Originaires de Seattle, elles sont jeunes, blacks, lesbiennes et talentueuses, de quoi défier la chronique et délayer les mauvaises langues. Ici, on surfe sur une nouvelle modernité, elles secouent et exacerbent leurs influences toutes droit sorties de l’univers de Billie Hollidays et de Stevie Wonder vers un son plus hip-hop mais qui reste tranquille. Bref, de quoi mettre un point final aux pseudos chanteurs bling bling clichés du rap US qui ont réduit la musique a de simples vibrations sans cachet et sans aucun intérêt quelconque à part celui sa casquette de gangsta du ghetto.

Bref, écoutons donc gaiement ces deux jeunes filles funky et branchées, sans compter que l’une d’entre elles me fait rêver avec sa coupe afro’, pute.

Je vous glisse un lien, histoire de vous prouvez qu’il n’y a pas d’arnaque et vous dit que leur album est sorti le 27 de ce mois ci, juste comme ça, en passant. 😉

http://www.subpop.com/artists/theesatisfaction

Et comme Mélo a de très bons goûts musicaux, on attend donc 2 petites minutes avant de fermer la page. J’en profite pour faire de la pub pour le groupe d’un ami belge (RoyalWest), oui je tiens à le préciser. Amis amateurs d’electro’, vous voilà servis. Ici quelques liens pour faire tourner et faire connaître son groupe, donc voilà, enjoyez fort !

www.royalwestmusic.com

http://www.youtube.com/royalwestmusic

www.soundcloud.com/royalwestmusic

Et comme la groupie qui est en moi ne cessera jamais d’exister et que Cailloux (on va l’appeler comme ça ;)) est méga polyvalent, en plus d’être belge (je le répète), je vous fais partager le MySpace de son autre groupe (Last City Sons) que je vous conseille vivement d’écouter, tout comme le premier, c’est juste que moi j’ai une préférence pour celui-ci, je dois bien l’avouer.

http://www.myspace.com/lastcitysons

Vive la Belgique et bon dimanche à tous !

 

Bien à vous,

-Mélo-